17/11/2014

Naissance d’une œuvre

" Je ne saurais te dire comment je m’y prends ; je viens m’installer avec une feuille vierge devant le coin qui retient mon attention, je regarde ce qui s’offre à mes yeux, et je me dis : cette feuille vierge doit se couvrir d’une image –je rentre mécontent, je la mets de côté et, quand je me suis reposé un peu, je vais la regarder, en proie à une sorte d’angoisse- je  suis toujours mécontent, car le souvenir de ce superbe coin de nature occupe encore trop mon esprit pour que je puisse être content – mais cela n’empêche pas de découvrir dans mon œuvre un reflet de ce qui m’avait frappé, et je me rends compte que la nature m’a raconté quelque chose, qu’elle m’a parlé et que j’ai sténographié ses paroles. "

Vincent Van Gogh

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16/11/2014

4ième de couverture

Écrire, donner du sens, dire sa vie et la raconter, pour savoir, soi, ce qu’on a vécu, pour comprendre le sens de son passage dans le monde coloré et mouvementé, impétueux aussi, pour saisir en soi et dans les autres l’humanité, pour écouter le son qu’elle rend quand elle est parvenue aussi loin qu’il est possible dans l’existence. Seul le récit qu’on en fait permettra de reculer d’un pas, et de comprendre, et de transmettre sa compréhension. Caravaggio est parvenu à ce qu’il est convenu d’appeler le soir de sa vie ; ce soir déploie ses ombres et ses clairs-obscurs, ses derniers éclats de lumière aussi dans le texte. Il s’est placé dans un étrange lieu d’où parler, d’où s’adresser aux hommes, lui qui bientôt ne sera plus de ce monde. Il n’est pas tout à fait dans un autre monde, il est sur le seuil de ce monde. Tel, quand on est sur le départ, on se retourne une dernière fois et on ajoute quelques phrases encore. Il nous dit ce qu’il lui est essentiel de livrer sur son art, sur le lien intime entre lui et le monde, par quoi la singularité d’un artiste est universelle. Car en elle, humanité et création s’entrelacent et tissent un lien profond avec le monde complexe dans lequel nous sommes tous. Son regard est déjà fixé au loin mais il discerne encore des détails qui rendent toute la scène intensément vivante. Bona Mangangu tient cette note tout au long du livre, dans un monologue essentiel et d’un seul souffle. Comme chanté.

Isabelle Pariente-Butterlin

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http://www.publie.net/nouveautes-ouest-jean-olmedo-carava...

15/11/2014

Comment la reconnait-on ?

Regardons la,
et demandons-nous si elle nous dénude au plus profond,

nous habille tout entier,
si elle nous étreint le coeur.
Voyons,
sommes-nous bien face à une histoire d'amour?

Si elle nous interroge,
si elle nous répond tout en demeurant muette.

Si nous ressentons face à elle tout cela,
alors nous sommes face à une oeuvre d'art.

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14/11/2014

Cathédrale d’images et nuit d’insomnie...

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13/11/2014

Nath ou l’art de la simplicité

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"Offrez-moi, si vous le souhaitez vraiment, une seule mais très belle flûte de champagne, en Baccarat ou en Lalique, pour mon anniversaire ou un beau compagnon de perles pour mon cou. Mais sachez que je ne souhaite pas de cadeaux qui durent plus longtemps qu’une bouteille de Taittinger ou qu’un bouquet de roses mauves. Je ne veux pas de choses, je veux des moments."

 

Happy Birthday !

12/11/2014

l'oiseau

Parfois, j’ai envie de me payer un enchantement. Alors j’interroge un lézard, une rose, une brume. Je plonge dans les yeux d’un enfant ou d’un chat – pourvu qu’il ne soit pas botté. Ou bien je prends un avion de sept lieues et je gagne un pays lointain. Avec un rien de chance, je tombe sur un oiseau lourd comme un grain de blé. Je contemple longtemps, longtemps, ce minuscule, jusqu’à me représenter tout ce qu’il contient : un cœur, des nerfs, un estomac, une cervelle, des capteurs d’odeurs et de couleurs, de l’enfance ou de la vieillesse, des yeux extasiés ou tristes selon les moments du ciel, des plumes, des reflets, de l’ouïe, des désirs sexuels, des éblouissements, des chagrins, des mémoires de fleurs et des peurs de mourir.

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11/11/2014

Devoir de Mémoire

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Travailler à soi-même, ce n’est pas pour faire preuve d’individualisme morbide. Si la paix s’installe un jour, elle ne pourra être authentique que si chaque individu fait d’abord la paix en soi-même, extirpe tout sentiment de haine en soi, ou bien domine cette haine et la change en autre chose, peut-être même à la longue en amour – ou est-ce trop demander ? C’est pourtant la seule solution. Je pourrais continuer ainsi  des pages entières. Ce petit morceau d’éternité qu’on porte en soi, on peut l’épuiser en un mot aussi bien qu’en dix gros traités. Je suis une femme heureuse, je chante et danse les louanges de cette vie.

10/11/2014

Fil d’Ariane

 à suivre,

une vie à tisser,

les ronces des jours ne cachent plus de roses.

Je veux dormir entre les pages d’un livre de voyage

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08/11/2014

Balade en Cévennes

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« j’aimerais bavarder longuement avec toi de l’art, nous devrions en parler plus souvent…Contemple les belles choses le plus possible, la plupart n’y prêtent guère attention…Continue tes promenades et nourris en toi l’amour de la nature, c’est la meilleure manière d’apprendre tout ce qu’il faut savoir de l’essence de l’art… La nature, l’art et la poésie. Si cela n’est pas suffisant, qu’est-ce qui pourra l’être ? »

07/11/2014

un désastre ou une opportunité ?

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Etre en crise

Sortir de la confusion

Crise de croissance

Crise de croyance

Choisir

Accepter d’être en crise

Se mettre en crise, se mettre en manque

Pour « voir » ce que véritablement il manque.

 La crise comme un changement de regard.