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18/04/2015

La compagnie du vent

Je n’ai pas connu de grands vents. Mes mistral, sirocco, libecciu dressent des crêtes en mer, chipent la lessive des balcons, déglinguent des fenêtres, rien de plus. Mes tramontanes gercent les mains de ceux qui ont oublié leurs gants, cassent des tuyaux; un jour j’ai perdu un mimosa, abattu comme un grand mât, toutes voiles en fleur!

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17/04/2015

Aujourd'hui il pleut....

"on peut faire des prévisions sur tout, sauf sur l'avenir."

 

lao tseu

 

05:36 | Commentaires (1) | Tags : lao tseu

16/04/2015

Une brise de réveil

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Petits drapeaux suspendus, chiffons colorés, ils servent à tenir compagnie au vent.
L’étoffe qui s’agite chante au vent, crée une intimité avec lui. L’hébreu l’appelle « rùah » -qui voyage avec des ailes- Rùah Elohim,

le vent d’Elohim...

 

 

15/04/2015

En Cévennes

Cerisiers en fleurs
Sur cette route de campagne
Un goût de confiture

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14/04/2015

Voyage abstrait

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Je suis une âme vagabonde ; le ciel dit-on est mon espace, lumière et savoir éternel. La vie rêvée des anges en somme ! Cependant la loi universelle de la création (initiatrice de ma naissance) est la loi du mouvement constant, incessant, perpétuel. Grandir et s’agrandir, telle est notre destinée, même pour moi énergie informe. Aussi je viens en cycle régulier faire mon petit tour sur terre pour vivre l’expérience qui me fera grandir un peu plus chaque fois. J’ai pour cela un véhicule superbe ! Un corps, une enveloppe charnelle non seulement qui m’abrite, me protège mais aussi me nourrit, et ce toute une vie. Ce soir rendons-lui hommage à ce surprenant véhicule ! Merveilleuse, étonnante, précise et fiable mécanique du grand horloger sur lequel s’appuient en confiance mes jours et mes nuits.
podcast
Fermer les yeux et suivez-moi ; la visite est peu commune, enrichissez-vous de l’expérience, vous allez vivre un mot abstrait : l’interdépendance. Dont je dépens, dont nous dépendons tous. Voici le foie, là à droite, il est l’émanation du cœur, dévolue à la gestion de ma vie terrestre ; il filtre et renouvelle mon sang ; rivière pourpre qui me permet de vagabonder là-dedans, comme nous le faisons en ce moment. Ce long serpentin plus bas est lui le lieu de naissance de mes émotions. Il vit l’expérience avant moi. Il réagit immédiatement et m’informe à sa manière : crispation, nœuds, gargouillis, de l’évènement qui me touche, de cette immense joie ou profonde tristesse qui ne va pas tarder à envahir mon cœur ; là-haut à gauche. Ce cœur sensible et fragile va s’ébranler, cogner plus fort  et plus vite. Si fort parfois qu’il fera vibrer tout mon corps et moi avec. Il m’oblige à agir, à réagir. Mes poumons là, dans leur cage, viendront à ma rescousse, ventileront plus amplement l’air sans lequel l’humain meurt. Son expansion me donnera alors l’énergie pour emporter l’émotion jusqu’à  la gorge et vous crier à travers elle ma colère ou mon amour.

13/04/2015

Ma couleur de vie

podcast

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Bleu

Terre bleue comme le poème de …. Chut !
Bulle de rien, bulle d’enfance, espace.
L’odeur de l’encens en volute pénètre mes narines, entre dans mes yeux, alourdit mes paupières.
Je sombre, je crois, ou bien je m’envole…
Dans l’expiration de chaque "om", des cumulus sonores envahissent mon ciel de rêve : soir d’orage gris-bleu. Bleu.
Je reviens
graine – terre – terre bleu

Bulle de rien, bulle d’enfance, croissance
Où suis-je à ce moment ?
Qui suis-je ?
Bruits de déplacements humains, proches et lointains
sonnent le retour à la terre
Bleu
Je suis dans l’infini.
Je suis un souffle.

12/04/2015

chaque jour écrire

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« Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie ».

 

11/04/2015

Pourriez-vous m’indiquer s’il vous plait le sens de la vie ?

Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens.  Florence (Italie), Christiane Singer

 

La langue française brouille deux champs sémantiques étymologiquement bien distincts où « sens » est à la fois entendu comme direction, le sens à suivre, et comme signification, raison d’être. 
Ainsi le sens de la vie  si clairement philosophique dans d’autres langues, reçoit-il peut-être en français, dans notre imaginaire collectif, une connotation de signal routier ?

Alors que ....

La vie n’a pas de sens,
ni sens interdit,
ni sens obligatoire.

Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle va dans tous les sens et déborde de sens,
inonde tout.

Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens,
la tordre dans une direction ou dans une autre.

Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens.

10/04/2015

Un poète ...

doit laisser des traces de son passage, non des preuves.
Seules les traces font rêver.

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09/04/2015

Haïku de printemps

Le jardin de fleurs
dont j’ai rêvé tout l’hiver
je m’y promène ce matin.

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